125ème jour de maquis

Saturday 24 June 1944

Lenoir, notre chef de secteur, vient de repartir et me voilà Gros-Jean comme devant au point de vue ravitaillement. beaucoup de promesses, mais pas grand chose de sûr et ça commence vraiment à devenir inquiétant! D’autre part, les bruits d’attaque par la Milice continuent toujours à circuler et cela m’embêterait passablement d’avoir à décrocher sans avoir rien mangé.

Il m’a apporté 10 paires de souliers, ce qui est déjà beau, mais en réalité il m’en faudrait au moins 40 ou 50 paires, car la moitié n’est pas loin de marcher pieds nus et surtout, ils nous ont apporté des pantalons. Il y en a quelques uns qui sont de vrais loqueteux, et Tony, par exemple, aurait sûrement profit à aller tendre la main à la terrasse des cafés ou à la sortie des églises avec le pantalon qu’il a.

Cette nuit, encore alerte au parachutage. A minuit, nous étions dehors à attendre l’avion qui a tourné une fois, puis a filé tranquillement direction Montpezat et les Basses-Alpes. Décidément, ils nous laissent bien tomber nos amis anglais!

Voilà midi, et Lotus nous appelle pour la soupe.

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1 Comment

  1. Tony Mariani a dit
    25 June , 2006 à 9:49 pm

    C’était l’époque des pantalons “swing” serrés sur les chevilles. Une fois on avait dit au Lieutenant “et si on allait défiler avec les pantalons qu’on a?” et ça avait été un fou rire général.

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