Le cahier rouge du maquis

Tuesday 13 March 2007

L’affichette annonçant la présentation à Aups le 21 avril du livre “Le cahier rouge du maquis” est sur la page de garde de ce site et dans la page “rendez vous”. Le livre va donc sortir en librairie, aux Editions parole. Je ne peux m’empêcher de penser à la première phrase du journal que j’ai tapée en février 2006 “Ce n’est pas une préface pour un livre à paraître en librairie que j’écris. Ce journal que j’ai fait jour par jour, où vous m’avez tous vu noter les impressions quotidiennes n’a jamais été écrit pour être édité.”.

Je voudrais simplement dire ici que ce journal était jusqu’à présent disponible aux Archives Nationales (dépôt en 1945). Il était aussi disponible à l’aide de quelques exemplaires dactylographiés et devenus quasiment illisibles. C’est pourquoi nous avons décidé, Jean-Michel et moi même de rendre ce document public.

Je recopie pour terminer ce site une partie de la dernière page de la partie “l’homme boussole” du livre “le cahier rouge du maquis”:

“Sur sa fausse carte d’identité de la Résistance, notre père s’appelait Claude Vallier. Il a emprunté une partie du nom de jeune fille de la grand-mère de notre mère qui s’appelait Pauline Cavalier. Ce choix n’était pas du au hasard. Pas plus que le choix d’indiquer comme lieu de naissance, sur sa fausse carte d’identité, un des hauts lieux de la résistance cévenole.

Après la guerre, les résistants du maquis de Canjuers ont posé leur plaque sur le monument aux morts du soulèvement républicain de 1851 qui se trouve à Aups. Ils ont choisi de rejoindre ceux qui avaient résisté au coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte, lorsqu’il a assassiné la République pour rétablir l’empire à son profit. Le père de Pauline, notre arrière grand mère, a participé au soulèvement républicain. Il a été déporté en Algérie (on disait “transporté” à l’époque). Notre mère nous a toujours emmenés à ce monument. Elle nous disait: “Il y a des familles qui ont honte de ce qui s’est passé à l’époque. Nous, on en a toujours été fiers”. En choisissant un nom dans la famille républicaine de sa femme, notre père est parti fort non seulement du soutien affirmé, presque présent, de sa compagne,mais aussi de l’héritage de ces familles provençales qui s’étaient soulevées pour défendre les libertés démocratiques. ”

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